À Conakry, l’investiture du président Mamadi Doumbouya n’a pas seulement marqué une étape politique majeure ; elle a surtout envoyé un message clair aux marchés et aux partenaires internationaux : la Guinée mise désormais sur la diplomatie économique comme levier central de son développement.
La présence remarquée du patron de l’UKEF, de représentants du gouvernement américain, de l’ancien ambassadeur des États-Unis en Guinée et du nouveau chargé Secrétaire d’État au Département d’État des États-Unis, Bureau des affaires africaines illustre l’intérêt croissant de Washington pour l’évolution économique du pays. Ces acteurs clés incarnent des passerelles potentielles vers le financement, l’investissement et la coopération stratégique.
Au cœur de cette dynamique se trouve le ministre Ismaël Nabé, architecte discret mais influent de cette ouverture. Grâce à un réseau solide au sein des cercles économiques et politiques américains, y compris des personnalités proches du président Donald Trump, le ministre a contribué à repositionner la Guinée comme une destination crédible pour les investisseurs.
Dans un pays doté de ressources minières stratégiques et engagé dans des réformes structurelles, cette mobilisation diplomatique autour de l’investiture apparaît comme un signal de stabilité et de pragmatisme économique. La nouvelle présidence semble vouloir transformer le capital politique en opportunités économiques concrètes.
Billy KEITA






