La Guinée a franchi une étape majeure dans son agenda de développement avec la validation de l’examen à mi-parcours du Programme d’action de Doha (PAD), un cadre stratégique désormais reconnu comme une véritable boussole pour l’action publique en faveur d’une transformation économique et sociale durable.

Au cœur de cet exercice stratégique, Mme Fatoumata Fatim Kaba, Directrice nationale adjointe de la Direction nationale des Organisations internationales au Ministère du Plan, de la Coopération internationale et du Développement (MPCID) et Point focal national des questions relatives aux Pays les Moins Avancés (PMA), a souligné l’importance de cette revue pour repositionner la Guinée sur une trajectoire crédible de sortie de la catégorie des PMA.
Les discussions ont mis en évidence que le pays se trouve à un tournant décisif de son histoire, avec une opportunité réelle de transformer les progrès enregistrés en résultats durables et irréversibles. Cette dynamique passe notamment par le renforcement des investissements dans le capital humain, l’amélioration de la qualité des politiques publiques et une croissance plus inclusive, capable de réduire durablement les vulnérabilités structurelles.
La problématique de la sortie de la catégorie des PMA a occupé une place centrale dans les échanges. Si les avancées en matière de résilience économique sont jugées encourageantes, les défis liés aux acquis humains, à la vulnérabilité économique et à la diversification productive demeurent déterminants. Le prochain examen triennal est ainsi présenté comme une fenêtre d’opportunité historique pour positionner la Guinée sur une trajectoire solide et cohérente avec les ambitions du Programme Simandou 2040.

Clôturant les travaux, le Secrétaire général du Ministère du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, l’Ambassadeur Kabèlè Soumah, a insisté sur la nécessité de passer de l’analyse à l’action. Il a rappelé que la validation politique du rapport constitue avant tout un engagement collectif à traduire les recommandations issues de cette revue en plans d’actions sectoriels concrets, chiffrés et assortis de mécanismes de suivi rigoureux.
Soulignant la vision claire portée par les plus hautes autorités du pays, il a appelé à une appropriation effective du rapport par l’ensemble des acteurs publics, le secteur privé et les partenaires techniques et financiers.

Au terme de cet atelier, un message fort se dégage : la Guinée a réalisé des avancées significatives, mais leur consolidation exige une meilleure coordination intersectorielle, une inclusion accrue et une accélération résolue de l’action publique.

La validation de l’examen à mi-parcours du Programme d’action de Doha marque ainsi une étape clé vers un développement durable, résilient et partagé, ouvrant la voie à une sortie progressive, crédible et maîtrisée de la catégorie des Pays les Moins Avancés.








