Réunis à Addis-Abeba à l’occasion du Sommet de l’Union africaine, les dirigeants africains ont adopté une résolution saluant le leadership du président du Groupe de la Banque africaine de développement, Dr Sidi Ould Tah. Les chefs d’État et de gouvernement ont particulièrement mis en avant son orientation stratégique, structurée autour de sa vision des « Quatre Points cardinaux », présentée comme un cap ambitieux pour renforcer la transformation économique du continent.
Dans leur déclaration, les dirigeants ont également salué la 17e reconstitution historique du Fonds africain de développement (FAD-17), guichet concessionnel du Groupe de la Banque africaine de développement. Cette reconstitution, qualifiée d’historique, témoigne selon eux de la confiance renouvelée des partenaires et de la volonté commune d’accélérer les investissements en faveur des pays africains à faible revenu et en situation de fragilité.
Au cœur des discussions figure aussi la Nouvelle architecture financière africaine (NAFA), initiative phare portée par l’institution panafricaine. Les chefs d’État ont collectivement exprimé leur soutien à cette réforme stratégique destinée à « renforcer la souveraineté financière de l’Afrique et à réduire sa vulnérabilité aux chocs de financement extérieurs, notamment en mobilisant et en multipliant le capital africain ».

Pour de nombreux observateurs, la NAFA ambitionne de repositionner le continent dans l’écosystème financier mondial, en consolidant les mécanismes régionaux de financement, en stimulant l’épargne intérieure et en favorisant des instruments innovants adaptés aux réalités africaines.
Dans cette dynamique, le président Ould Tah a été officiellement invité à présenter un bilan détaillé de l’opérationnalisation de la NAFA ainsi que des partenariats stratégiques associés lors de la réunion de coordination de mi-2026 de l’Union africaine. Ce rendez-vous sera déterminant pour évaluer les progrès accomplis et tracer de nouvelles perspectives.
À travers cette résolution, l’Union africaine réaffirme ainsi son engagement en faveur d’une Afrique plus résiliente, mieux armée face aux turbulences économiques mondiales et résolument tournée vers l’autonomie financière.







