Les rideaux sont tombés sur le grand rendez-vous mondial de l’industrie minière, le Prospectors & Developers Association of Canada Convention 2026, tenu à Toronto au Canada. Cette édition a été marquée par une forte présence africaine et par un changement profond dans la manière d’aborder l’exploitation des ressources naturelles.

Au cœur des débats, la place stratégique de l’Afrique dans la transition énergétique mondiale a été largement réaffirmée. Un nouveau paradigme s’impose désormais dans l’industrie extractive : il ne s’agit plus seulement d’extraire les ressources, mais de bâtir des partenariats stratégiques, renforcer la souveraineté industrielle et développer la transformation locale.
Les discussions ont particulièrement porté sur les minéraux critiques indispensables à la transition énergétique mondiale, notamment le lithium et le cobalt. Au Pavillon Afrique, véritable carrefour d’investisseurs internationaux, plusieurs pays ont présenté leurs nouvelles stratégies pour attirer les capitaux tout en protégeant leurs intérêts nationaux.
La République démocratique du Congo, la Zambie et la Guinée ont notamment exposé des réformes réglementaires visant à sécuriser les investissements tout en exigeant une plus grande part de valeur ajoutée locale dans la chaîne minière.
Parmi les acteurs guinéens présents à Toronto figurait Sereko Camara, ingénieur de conception et de procédés métallurgiques et CEO de la société Guinea Power Expertise & Resources. Sa participation a contribué à porter la voix de l’expertise technique guinéenne dans les discussions internationales sur l’avenir du secteur minier.
À son retour du PDAC 2026, Sereko Camara se dit convaincu que la perception internationale de la Guinée est en pleine mutation.
« Le regard du monde sur la Guinée a changé. À Toronto, j’ai vu une délégation guinéenne composée du ministère des Mines, de la SOGUIPAMI et du Centre de Promotion et de Développement Minier, unie et parlant d’une même voix », souligne-t-il.
Selon lui, la présence guinéenne à ce forum mondial n’avait pas pour objectif de « vendre les terres ou les ressources », mais plutôt d’affirmer une ambition claire : bâtir une souveraineté industrielle autour de l’exploitation et de la transformation des ressources minières.
Pendant longtemps, la Guinée a été perçue comme un simple réservoir de bauxite et de minerai de fer. Aujourd’hui, grâce aux nouvelles orientations des autorités, le pays cherche à se positionner comme une puissance minière mature, exigeante et résolument tournée vers la transformation locale de ses ressources.

Dans cette dynamique, la société Guinea Power Expertise & Resources, dirigée par Sereko Camara, s’est également illustrée en tant que relais technique et stratégique. L’entreprise a contribué à promouvoir l’image de marque de la Guinée tout en mettant en avant des solutions d’ingénierie capables d’accompagner les investissements dans les secteurs miniers et énergétiques.
Pour le dirigeant guinéen, la transformation locale ne doit plus être perçue comme une simple exigence politique ou une clause de « local content », mais comme un véritable moteur de rentabilité et de développement durable pour l’économie nationale.
Dans cette perspective, la notion de « facilities » prend une dimension nouvelle : il s’agit de la capacité des structures guinéennes à intégrer les enjeux énergétiques aux projets miniers afin que chaque tonne extraite contribue réellement au développement industriel du pays.
Le message porté par la Guinée à Toronto est donc sans équivoque : le pays entend désormais jouer un rôle actif dans la chaîne de valeur mondiale des ressources naturelles.

« Nous ne sommes plus les spectateurs de notre richesse, nous en sommes les architectes. Pour réussir en Guinée, il faut désormais construire avec les Guinéens », conclut Sereko Camara.
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