Conakry – Au lancement du forum économique entre opérateurs français et guinéens, les bases d’un partenariat renouvelé ont été posées lors d’une rencontre de haut niveau tenue ce matin dans un complexe hôtelier de la capitale.
À cette occasion, Luc Bruard a livré une déclaration forte, marquant une nouvelle étape dans la coopération économique entre les deux pays.
Au cœur de son intervention, la stratégie Simandou 2040, à laquelle les entreprises françaises entendent prendre toute leur part. Le diplomate a tenu à rappeler que la relation entre la France et la Guinée repose désormais sur un partenariat d’égal à égal, symétrique et réciproque, loin des schémas classiques de coopération asymétrique.
Une coopération économique à double sens
Signe tangible de cette réciprocité assumée, l’ambassadeur s’est félicité de voir des financements guinéens contribuer à soutenir des sites industriels en France. Il a notamment cité le groupe UMS, qui a procédé au rachat de deux sites industriels à Gardanne et à La Bâtie, illustrant ainsi la montée en puissance des acteurs économiques guinéens sur la scène internationale.
Renforcer les souverainetés guinéennes
La France, a-t-il souligné, est fière d’accompagner la Guinée dans la consolidation de ses souverainetés stratégiques, en mobilisant les outils de Bpifrance, de Agence française de développement et de la Direction générale du Trésor.
Cet appui concerne aussi bien le secteur privé que les projets structurants de développement, notamment :
la souveraineté alimentaire,
la souveraineté numérique,
la souveraineté sanitaire, avec l’appui des infrastructures hospitalières du groupe Eiffage,
et la souveraineté industrielle, à travers des projets de co-industrialisation.
Dans cette dynamique, un premier projet concret est annoncé autour des programmes d’eau et d’assainissement, également en partenariat avec le groupe Eiffage.
Une nouvelle diplomatie économique en action
L’ambassadeur a également annoncé le lancement prochain de la Communauté Afrique–France Entrepreneurs, une plateforme portée par Bpifrance, destinée à connecter les entreprises de 41 pays africains. Le choix de la Guinée pour ce lancement n’est pas fortuit : le pays, selon lui, « reprend toute sa place et donne un exemple à l’ensemble de la sous-région ».
La Guinée sous les projecteurs internationaux
En conclusion, Luc Bruard a donné rendez-vous à l’Afrique à la mi-mai, à l’occasion d’un grand sommet économique réunissant plus de 1 500 dirigeants d’entreprises et investisseurs, tout en exprimant le souhait d’une participation massive des entrepreneurs guinéens et des autorités du pays.
« Aujourd’hui, le monde, la sous-région et la France regardent la Guinée », a-t-il affirmé, réitérant l’engagement des entreprises françaises à accompagner l’émergence économique du pays.
Un message fort, lancé à l’ouverture des échanges entre opérateurs économiques français et guinéens, qui confirme la place centrale de la Guinée dans la nouvelle diplomatie économique africaine.






