Conakry – Prenant la parole devant un parterre de décideurs publics, d’investisseurs et de partenaires techniques, la ministre de l’Industrie et du Commerce, Fatima Camara, a délivré un message résolument tourné vers l’action, à l’occasion du Forum d’affaires Guinée–France. Un rendez-vous qu’elle a qualifié de « signal fort d’intérêt et d’engagement » en faveur du développement économique du pays.
Dès l’entame de son intervention, la ministre a salué la présence des membres du gouvernement, des représentants de la présidence et de la primature, ainsi que celle de l’ambassadeur de France en Guinée, des présidents des chambres consulaires et des chefs d’entreprises. Pour elle, cette mobilisation traduit une volonté commune de bâtir des partenariats solides et durables.
Une nouvelle étape dans la transformation économique
La ministre a souligné que la Guinée a amorcé « une étape plus ambitieuse » dans la structuration de son économie. Cette orientation stratégique s’inscrit dans la vision impulsée par le président Mamadou Doumbouya et mise en œuvre par le gouvernement sous la conduite du Premier ministre Bah Oury.
L’objectif est clair : faire de la République de Guinée une économie de transformation, créatrice de valeur, d’emplois et d’opportunités. « Une vision simple dans son principe, mais exigeante dans sa mise en œuvre », a-t-elle insisté.
Simandou 2040 : changer d’échelle
Au cœur de cette stratégie figure le programme Simandou 2040, présenté comme un tournant majeur. « Nous ne pensons plus à petite échelle, nous changeons de dimension », a affirmé la ministre, soulignant la nécessité de capter davantage de valeur ajoutée sur le territoire national.
Cela passe notamment par la structuration de véritables filières industrielles, capables de transformer localement les ressources naturelles et de renforcer la compétitivité du pays.
Le secteur privé au cœur de la dynamique
Insistant sur le rôle central du secteur privé, la ministre a indiqué que les autorités privilégient des initiatives durables, génératrices d’impacts tangibles. Les échanges du forum, a-t-elle précisé, ne relèvent pas du théorique, mais portent sur des priorités concrètes : l’agro-industrie, les infrastructures, l’industrie manufacturière, ainsi que l’innovation et les technologies.
Autant de secteurs considérés comme des leviers essentiels pour moderniser l’économie guinéenne et renforcer son attractivité.
Un partenariat stratégique avec la France
Dans cette dynamique, la France apparaît comme un partenaire naturel. La ministre a évoqué un « alignement réel » entre les priorités guinéennes et le savoir-faire des entreprises françaises. La forte présence de ces dernières au forum illustre, selon elle, le potentiel de coopération entre les deux pays.
L’enjeu désormais est de passer rapidement de l’intention à l’action. « Ce qui importe aujourd’hui, c’est notre capacité à transformer ces opportunités en projets concrets », a-t-elle martelé.
Des engagements attendus lors des rencontres B2B
Les rencontres B2B prévues en marge du forum sont perçues comme un moment décisif. C’est dans ces échanges ciblés que les projets prennent forme et que les partenariats se concrétisent réellement.
Le gouvernement, pour sa part, se dit pleinement engagé à créer un environnement propice à l’investissement, avec l’ambition de faire de la Guinée un pôle économique fiable, compétitif et durable.
Passer à l’action, ensemble
En conclusion, Fatima Camara a lancé un appel à l’action collective. « Nous avons des ressources, des partenaires et une vision. Il nous reste à agir ensemble », a-t-elle déclaré, invitant les participants à faire de ce forum un véritable point de départ.
Un point de départ vers des projets visibles, concrets et durables, à la hauteur des ambitions partagées entre la Guinée et la France.







