New York — La 25ᵉ session de l’Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones s’est ouverte cette semaine au siège de Organisation des Nations Unies à New York, mettant en lumière un enjeu crucial : l’accès à la santé pour les peuples autochtones, notamment en période de conflit.

Dans un contexte mondial marqué par des crises multiples — climatiques, sanitaires et sécuritaires — cette session annuelle rappelle que la justice sociale passe nécessairement par une inclusion effective des peuples autochtones dans les décisions qui façonnent leur avenir.

À l’ouverture des travaux, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a salué le rôle essentiel de ces communautés à travers le monde :
« De l’Amazonie à l’Australie, de l’Afrique à l’Arctique, vous êtes les grands gardiens de la nature, une bibliothèque vivante de la conservation de la biodiversité et des champions de l’action climatique. »
Malgré cette reconnaissance, les disparités restent alarmantes. Les peuples autochtones, qui représentent environ 6 % de la population mondiale, constituent près de 19 % des personnes vivant dans l’extrême pauvreté. Plus préoccupant encore, leur espérance de vie peut être inférieure de jusqu’à 20 ans par rapport au reste de la population.
Au cœur des débats de cette session figure une conception holistique de la santé. Pour les peuples autochtones, celle-ci ne se limite pas à l’absence de maladie, mais englobe un équilibre profond entre le bien-être physique, mental, culturel et environnemental. La terre, les langues et les traditions ne sont pas seulement des héritages : ils sont des déterminants essentiels de la santé.

Face à ces constats, les appels à l’action se multiplient. Les États membres et les institutions internationales sont invités à intégrer davantage les savoirs autochtones dans les politiques publiques, à garantir un accès équitable aux soins de santé et à protéger les droits territoriaux et culturels.
Au-delà des discours, cette 25ᵉ session se veut un tournant. Car bâtir un monde plus juste implique de reconnaître pleinement les peuples autochtones comme des acteurs incontournables des solutions globales, et non comme de simples bénéficiaires de politiques.
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