Dans une dynamique de modernisation de l’administration judiciaire guinéenne, l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (AGRASC) franchit une étape majeure. Sous l’impulsion de son directeur général, Mohamed Diawara, l’institution a lancé une vaste opération nationale de recensement des biens saisis et confisqués à travers le pays.
Cette initiative marque une rupture avec les anciennes pratiques souvent caractérisées par le manque de suivi et l’insuffisance de données fiables sur les avoirs placés sous la responsabilité de la justice. Désormais, l’AGRASC entend instaurer une gestion moderne fondée sur la transparence, la traçabilité et la performance.
L’opération vise à identifier, enregistrer et géolocaliser l’ensemble des biens concernés, qu’il s’agisse de véhicules, d’immeubles, de comptes bancaires ou d’autres actifs. À travers cette démarche méthodique, l’Agence ambitionne de mieux préserver la valeur de ces biens, d’éviter leur dégradation et de garantir une gestion conforme aux exigences de bonne gouvernance.
Pour de nombreux observateurs, cette réforme constitue une avancée significative dans le renforcement de l’efficacité de la justice guinéenne. Elle s’inscrit également dans la volonté des autorités de promouvoir une administration plus responsable et davantage tournée vers les résultats.
Avec ce recensement national, l’AGRASC pose ainsi les bases d’un système de gestion plus fiable des avoirs saisis, tout en renforçant la confiance des citoyens dans les institutions chargées de lutter contre la criminalité économique et financière.
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