Conakry, 4 novembre 2026 – Le dossier du présumé détournement de 3 tonnes et 135 kilogrammes d’or à la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG) entre dans une nouvelle phase judiciaire. Ouvert ce mercredi 4 novembre 2026 devant la chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), ce procès porte sur une affaire dont le préjudice financier est estimé à près de 200 millions de dollars américains.
À la barre, l’ancien gouverneur de la Banque centrale, Dr Lounceny Nabé, poursuivi dans cette affaire, a catégoriquement rejeté les accusations portées contre lui. Pour sa défense, il a soutenu que le stock d’or concerné se trouverait toujours auprès de la société belge Affinor, prestataire impliqué dans le dossier.
Mais au-delà des déclarations de l’ancien responsable de l’institution monétaire, la manifestation de la vérité passe désormais par l’audition de plusieurs personnalités dont les témoignages pourraient apporter un éclairage déterminant sur les opérations ayant conduit à cette situation.
En effet, le parquet et la défense ont sollicité la comparution de quatre responsables et acteurs directement liés au dossier. À l’issue de l’audience, la CRIEF a ordonné leur citation à comparaître pour le 23 novembre 2026.
Il s’agit notamment de Karamo Kaba, actuel gouverneur de la BCRG, Abdoulaye Yéro Baldé, ancien vice-gouverneur, Daouda Diané, directeur juridique de la Banque centrale, ainsi que Mamady Condé, représentant de la société belge Affinor en Guinée.
Leur audition est particulièrement attendue au regard des responsabilités institutionnelles et des éléments qu’ils pourraient apporter sur la gestion, la conservation et la traçabilité du stock d’or au cœur de cette procédure.
Le renvoi de l’affaire au 23 novembre prochain constitue ainsi une étape importante dans la recherche de la vérité judiciaire. Les déclarations de ces quatre témoins pourraient permettre à la cour de mieux cerner les circonstances de cette opération, les responsabilités éventuelles et la situation réelle des 3 tonnes et 135 kilogrammes d’or.
Dans cette affaire aux enjeux financiers considérables, l’opinion publique attend des réponses précises sur le devenir de cet important stock d’or, ainsi que sur les responsabilités des différents acteurs concernés.
La prochaine audience s’annonce donc décisive pour la suite des débats devant la CRIEF.
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